MAladies : fiches techniques
La Brucellose 

Quel est l’agent responsable?

Il s’agit d’une maladie bactérienne, du genre Brucella.
Elle touche différentes espèces : bovins, ovins, caprins, équidés et est également transmissible à l’Homme (zoonose).

Comment ça se transmet?

La contamination entre bovins s’effectue par contact (principalement avec des placentas ou avortons de vaches infectées, des sécrétions génitales) ou par ingestion de produit infecté (lait, colostrum non thermisé).

Les bactéries peuvent survivre plusieurs mois dans l’environnement.

L’Homme, lui aussi se contamine par contact avec les délivrances ou avortons, ou par ingestion de lait cru infecté, de produits non pasteurisés. La Brucellose est communément appelée Fièvre de Malte chez l’homme.

La Brucellose est une maladie professionnelle indemnisable.

Quels sont les symptômes?

Chez les bovins, la maladie est généralement bénigne et n’entraîne pas souvent de signes. Cependant, elle peut être responsable de problèmes de reproduction :

  • Avortements au cours du dernier tiers de gestation.
  • Lésions testiculaires.

Chez l’Homme par contre, si la maladie peut rester silencieuse pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, elle peut ensuite se manifester par de simples symptômes grippaux ou des infections des articulations, des testicules ou du système nerveux central. Si elle n’est pas traitée (traitement antibiotique rapide et massif), la Brucellose peut devenir chronique et être responsable d’une atteinte invalidante des articulations.

Comment établir le diagnostic?

En cas d’avortements : Dépistage obligatoire, pris en charge par l’Etat (visite + prise de sang + analyse). Cette visite est aussi l’occasion de réaliser des dépistages complémentaire : 100% des analyses avortements prises en charge par le GDS dès le 2ème avortement pour les bovins ; 50% des analyses pour les petits ruminants dès le 3ème avortement en moins de 7 jours (se renseigner auprès du GDS).

Il arrive qu’il y ait des réactions sérologiques faussement positives: on parle alors de “sérologies atypiques” : elles sont dues à des réactions sérologiques croisées liées à d’autres bactéries que les analyses standard ne permettent pas clairement de distinguer du véritable agent infectieux de la Brucellose.
Ces réactions disparaissent le plus souvent rapidement, mais peuvent nécessiter des examens complémentaires à l’échelle du troupeau pour écarter ou confirmer la suspicion d’infection brucellique.

Les «sérologies atypiques» posent problème au quotidien pour les cheptels suspendus en attendant le recontrôle des animaux suspectés d’être positifs.

Comment maitriser la maladie dans mon cheptel?
Comment l’éviter?

Prévention :

La conséquence principale de la Brucellose étant les avortements, il vous est conseillé :

Pour la prévention du risque de transmission à l’Homme :

  • Réduire les sources de contamination possible (déjections animales, mises-bas …)
  • Respecter les règles d’hygiène classiques (utilisation de gants lors de la mise-bas, lavage des mains, désinfection des plaies …).
  • Eviter que les femmes enceintes assistent aux mises-bas.

Pour la prévention de la transmission intra et inter-troupeau

  • Isoler les animaux ayant avorté.
  • Procéder au nettoyage des cases de mise bas (retrait du placenta, destruction de la litière souillée et désinfection …).
  • Ne pas laisser traîner et surtout détruire les délivrances et avortons. Attention aux chiens qui en sont friands et qui peuvent contribuer à la persistance et à la diffusion des agents responsables d’avortement au sein de l’exploitation.

Assainissement :

En cas d’un résultat positif en prophylaxie, l’élevage est mis sous APMS (Arrêté Préfectoral de Mise sous Surveillance) et la qualification est suspendue le temps qu’un recontrôle soit réalisé. Si celui-ci est négatif, l’APMS est levé et le cheptel récupère sa qualification.

En cas d’infection confirmée, l’élevage est placé sous APDI (Arrêté Préfectoral de Déclaration d’Infection). Un abattage total peut être effectué, par décision des autorités sanitaires. Une désinfection poussée des bâtiments d’élevage est alors organisée. Pour les cheptels sous surveillance (infectés, en assainissement), les frais de prélèvements et d’analyses H.T sont entièrement pris en charge par l’Etat.